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Titre professionnel ou permis plaisance : la ligne de partage

FR-GUIDE-FR-M1 · Deux systèmes qui ne se croisent pas · FR-GUIDE-FR-M1-A Titres professionnels STCW d'un côté, permis plaisance de l'autre : qui a besoin de quoi, sous quel pavillon et dans quelles eaux.

En France, le **permis plaisance** et les **titres de formation professionnelle maritime** relèvent de deux régimes distincts. Confondre les deux, c'est s'exposer à un exercice illégal du commandement.

Cadre réglementaire

Textes : décret n° 2007-1167 (permis plaisance) ; décret n° 2015-723 (titres professionnels STCW) ; Code des transports L5271-1. Public : tout marin qui envisage de travailler sous pavillon français ou dans les eaux françaises.

Deux mondes, deux logiques

La France distingue très nettement deux régimes. Le premier est celui du permis plaisance, créé pour le particulier qui conduit son propre bateau ou un bateau loué. Le second est celui des titres de formation professionnelle maritime, qui transposent la convention STCW et encadrent tout emploi à bord d'un navire, y compris un yacht.

Le point essentiel tient en une phrase : un permis plaisance, même assorti de l'extension hauturière, ne permet jamais d'exercer une activité rémunérée. Il n'existe aucune passerelle automatique d'un régime à l'autre.

Permis plaisance Titre professionnel
Texte de base Décret 2007-1167 ; arrêté du 28 sept. 2007 Décret 2015-723 ; arrêtés « titres »
Référence internationale Aucune (hors STCW) Convention STCW
Déclencheur Bateau à moteur de plus de 4,5 kW (6 CV) Toute fonction à bord d'un navire armé (commerce ou plaisance professionnelle)
Délivrance DDTM, après formation en bateau-école et examen DIRM ou guichet unique du RIF, après formation modulaire agréée
Validité Pas de date d'expiration 5 ans, puis revalidation
Travail rémunéré Jamais Oui, dans les limites du titre

Ce qui déclenche le régime professionnel

Dès qu'il y a un contrat d'engagement, un salaire ou des passagers payants, vous quittez le monde du permis. Le navire doit alors être « armé » : il reçoit un permis d'armement accompagné d'une fiche d'effectif minimal (Code des transports L5522-2), et chaque fonction à bord exige le titre correspondant.

ATTENTION — Exercice illégal du commandement Selon mer.gouv.fr, transporter des passagers à titre onéreux depuis un navire non reconnu NUC, ou sans brevet de commandement, constitue une infraction grave d'exercice illégal du commandement, qui peut en outre être requalifiée en travail dissimulé.

Les passerelles qui existent réellement

  • Les brevets de la marine marchande (tableau I de l'annexe II du décret 2015-723) permettent aussi d'exercer des fonctions opérationnelles et de direction sur les navires armés à la plaisance, avec les mêmes prérogatives. Un officier du commerce n'a donc pas besoin d'un titre « yacht » pour servir sur un yacht.
  • L'inverse n'est pas vrai : un brevet « yacht » est limité aux navires de plaisance à propulsion mécanique.
  • Pour les petites unités de transport de passagers (moins de 12 m, jusqu'à 12 passagers), il existe des certificats spécifiques, le BACPN et le BACPNV, qui ne font pas partie de l'échelle yacht mais que l'on croise souvent en location de bateaux avec équipage à la journée.

CONSEIL — Le bon réflexe Face à une proposition d'embarquement, posez deux questions : le navire est-il armé (permis d'armement, fiche d'effectif) ? Quel titre la fiche exige-t-elle pour mon poste ? Si personne ne sait répondre, la situation n'est probablement pas régulière.

Ce que ce guide ne couvre pas

La préparation aux examens du permis fait l'objet de cours séparés (Permis Côtier prep, Extension Hauturière prep). Les brevets britanniques et leurs équivalences sont traités dans Master (Yachts) <500/<3000 et Red Ensign Flag Endorsements. Ici, nous restons du côté professionnel : quels titres, sous quel pavillon, avec quelles contraintes administratives.

Practice questions

5 questions

recall · core

Quel texte encadre les titres de formation professionnelle maritime conformes à la convention STCW ? (a) La division 240 (b) L'arrêté préfectoral 123/2019 (c) Le décret n° 2007-1167 (d) Le décret n° 2015-723

recall · core

À partir de quelle puissance le permis plaisance devient-il obligatoire pour conduire un bateau de plaisance à moteur ? (a) Au-delà de 37 kW (b) Au-delà de 4,5 kW (6 CV) (c) Au-delà de 15 kW (d) Quelle que soit la puissance

recall · core

Que risque le patron qui embarque des passagers payants sur un navire non NUC ou sans brevet de commandement ? (a) Une infraction d'exercice illégal du commandement, requalifiable en travail dissimulé (b) Rien si le propriétaire est à bord (c) Un simple avertissement de la DDTM (d) Une amende forfaitaire de 38 €

recall · core

Quelle est la durée de validité d'un permis plaisance français ? (a) 10 ans (b) Jusqu'à 70 ans (c) Aucune date d'expiration (d) 5 ans

scenario · core

Un matelot titulaire du permis côtier et de l'extension hauturière se voit proposer de skipper, contre rémunération, une vedette de 11 m pour des sorties à la journée avec six clients à Saint-Tropez. Quelle réponse est correcte ? (a) C'est possible : l'extension hauturière couvre toute distance (b) C'est possible si le bateau fait moins de 12 m (c) C'est possible si les clients signent une décharge (d) C'est impossible avec un permis : il faut un titre professionnel et un navire approuvé NUC

Étude indépendante. xplor n'est affilié ni à l'administration maritime française (DGAMPA), ni à l'ENSM, ni à aucune préfecture maritime ; xplor n'est ni un bateau-école ni un centre de formation agréé et ne délivre aucun titre, permis, certificat ou visa. Ce guide ne remplace ni les textes en vigueur ni l'avis du guichet unique du RIF, de la DIRM ou du SSGM : un brevet ne s'obtient que par une formation en centre agréé et une décision de l'administration maritime. Contenu rédigé avec l'aide de l'IA, en attente de relecture par un expert.