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Qui a besoin de quoi : pavillon français, pavillon étranger, eaux françaises

FR-GUIDE-FR-M1 · Deux systèmes qui ne se croisent pas · FR-GUIDE-FR-M1-A Titres professionnels STCW d'un côté, permis plaisance de l'autre : qui a besoin de quoi, sous quel pavillon et dans quelles eaux.

Le pavillon détermine les titres exigés ; les eaux françaises imposent leurs règles de police. Encore faut-il savoir **lequel des deux** s'applique à votre situation.

Cadre réglementaire

Textes : Code des transports L5241-1-1, L5561-1 et suivants, L5612-3 ; décret 2015-723. Prérequis : leçon 1.1.

Deux questions distinctes

Pour savoir ce que la France exige de vous, séparez toujours deux questions :

  1. Sous quel pavillon le yacht est-il armé ? C'est lui qui fixe les titres, la fiche d'effectif et le droit du travail de base.
  2. Dans quelles eaux naviguez-vous ? L'État côtier applique ses règles de police : vitesse, mouillage, environnement, secours.

Un officier britannique sur un yacht sous pavillon des Caïmans à Monaco, puis à Saint-Tropez, relève de l'État du pavillon pour son brevet, mais doit respecter les arrêtés du préfet maritime dès qu'il entre dans les eaux françaises.

Pavillon français : 1er registre ou RIF

Sous pavillon français, que le yacht soit au premier registre ou au registre international français (RIF), on retrouve les mêmes exigences :

  • chaque fonction exige un titre français ou un titre étranger revêtu d'un visa de reconnaissance (module 3) ;
  • le capitaine et son suppléant doivent remplir les conditions de nationalité, de langue française et de connaissances juridiques (L5612-3) ;
  • le navire reçoit un permis d'armement et une fiche d'effectif minimal.

Pavillon étranger dans les eaux françaises

Le principe est que l'État du pavillon gouverne l'équipage. Deux exceptions méritent votre attention.

Le dispositif de l'État d'accueil (L5561-1 et suivants). Il vise, quel que soit le pavillon :

  • les navires de moins de 650 GT qui assurent du cabotage continental ou de la croisière ;
  • le cabotage avec les îles ;
  • tout navire qui fournit une prestation de service réalisée à titre principal dans les eaux territoriales et intérieures françaises.

Dans ce cadre, le droit du travail, les effectifs minimaux, la rémunération minimale et la protection sociale français s'appliquent. Le capitaine et son suppléant doivent être ressortissants de l'UE, de l'EEE, de la Suisse ou d'un État lié par un accord équivalent. Le dispositif ne vaut qu'en métropole.

ATTENTION — Déclaration de 72 heures Seuls les navires sous pavillon étranger déclarent. La déclaration préalable d'activité se fait en français, via « Démarche numérique », au moins 72 heures avant le début de l'activité. Au-delà de quatre navires, une seconde déclaration est nécessaire.

Les résidents français. L'article L5241-1-1 étend les règles françaises de permis et d'équipement aux navires de plaisance et aux VNM sous pavillon étranger détenus ou utilisés par des résidents français dans les eaux françaises. Cela concerne surtout le propriétaire privé ; son application à un yacht commercial avec équipage mérite d'être vérifiée au cas par cas.

Tableau de synthèse

Situation Titres Règles françaises applicables
Yacht pavillon français (RIF ou 1er registre) Français, ou étrangers visés Tout : armement, effectif, capitaine UE, police
Yacht étranger en transit ou en escale État du pavillon Police de la navigation, environnement, douane
Yacht étranger en charter basé en France État du pavillon Police + État d'accueil (déclaration 72 h, social, capitaine UE)
Petit bateau privé d'un résident français Permis français L5241-1-1

PRUDENCE — Charter « local » sous pavillon de complaisance Un yacht étranger qui enchaîne les sorties au départ d'un même port français ressemble fort à une prestation réalisée à titre principal dans les eaux françaises. Ne présumez pas que le pavillon suffit à vous protéger : vérifiez la déclaration avant d'accepter le commandement.

Le détail de l'affrètement est traité en leçon 4.2.

Practice questions

5 questions

recall · core

Quels navires entrent notamment dans le dispositif de l'État d'accueil ? (a) Les navires de moins de 650 GT en cabotage ou croisière, et ceux dont la prestation est réalisée principalement dans les eaux françaises (b) Uniquement les navires de pêche (c) Tous les navires de plus de 3000 GT (d) Uniquement les navires battant pavillon français

recall · core

Dans quel délai un armateur étranger soumis à l'État d'accueil doit-il déposer sa déclaration préalable d'activité ? (a) 24 h avant (b) Dans le mois qui suit (c) Au moins 72 h avant le début de l'activité (d) 48 h avant

recall · core

Sur un yacht battant pavillon étranger en escale à Antibes, qui fixe les titres exigés de l'équipage ? (a) La DDTM des Alpes-Maritimes (b) Le port d'Antibes (c) Le préfet maritime (d) L'État du pavillon

recall · core

La limitation de vitesse dans la bande des 300 m en Méditerranée s'applique-t-elle aux yachts étrangers ? (a) Oui, comme toute règle de police de la navigation dans les eaux françaises (b) Seulement aux yachts de moins de 24 m (c) Seulement en juillet et août (d) Non, seulement aux navires français

scenario · core

Un yacht de 38 m sous pavillon des îles Marshall est basé tout l'été à Cannes et enchaîne des charters à la journée qui partent et reviennent à Cannes. Quelle obligation faut-il examiner en priorité ? (a) Aucune : le pavillon étranger exonère de toute règle française (b) Une immatriculation obligatoire au RIF (c) Le dispositif de l'État d'accueil, puisque la prestation est réalisée principalement dans les eaux françaises (déclaration 72 h, capitaine ressortissant UE/EEE/Suisse ou État accord) (d) Uniquement le permis côtier du capitaine

Étude indépendante. xplor n'est affilié ni à l'administration maritime française (DGAMPA), ni à l'ENSM, ni à aucune préfecture maritime ; xplor n'est ni un bateau-école ni un centre de formation agréé et ne délivre aucun titre, permis, certificat ou visa. Ce guide ne remplace ni les textes en vigueur ni l'avis du guichet unique du RIF, de la DIRM ou du SSGM : un brevet ne s'obtient que par une formation en centre agréé et une décision de l'administration maritime. Contenu rédigé avec l'aide de l'IA, en attente de relecture par un expert.