FR-RENT-FR-L2.1

Au comptoir : déclaration, armement et briefing

FR-RENT-FR-M2 · La location · FR-RENT-FR-M2-A La déclaration, l'armement, le contrat et qui peut légalement être skipper.

Depuis 2024, toute location commence par une **déclaration signée** ; depuis 2026, elle est **datée et nomme chaque conducteur**.

Cadre réglementaire

Textes : division 240, chapitre 3 (art. 240-3.01 à 240-3.03) et annexe 240-A.6, modifiés par les arrêtés du 11 octobre 2024 et du 21 mai 2026. Champ : toute location ou tout prêt d'un bateau ou d'un VNM de plaisance français.

La déclaration préalable

Avant la signature du contrat, le locataire renseigne et signe une déclaration conforme au modèle de l'annexe 240-A.6. Le loueur la contresigne et doit vérifier l'exactitude des indications portées (art. 240-3.02). On y trouve :

Rubrique Contenu
Loueur Nom de la société, adresse
Locataire Nom, adresse, type et numéro du titre de conduite, nationalité du titre
Bateau ou VNM Numéro d'immatriculation
Conducteur supplémentaire Oui / non ; si oui, l'annexe est remplie pour chacun
Validité Date de début et date de fin (depuis l'arrêté du 21 mai 2026)
Clauses commerciales Partie facultative réservée au loueur

La déclaration rappelle d'emblée que la conduite d'un bateau à moteur ou d'un VNM exige un titre de conduite ; le locataire s'engage sur l'honneur à respecter les obligations du chef de bord, l'emport du matériel de sécurité et l'obligation de permis.

ATTENTION — le conducteur supplémentaire Le formulaire est explicite : personne d'autre ne peut conduire s'il n'a pas rempli la rubrique « conducteur supplémentaire ». Passer la barre à un ami non déclaré vous place hors de la déclaration, et en général hors de l'assurance.

Un exemplaire vous est remis et doit pouvoir être présenté à tout instant aux autorités de contrôle ; le second reste chez le loueur. Selon le ministère, la déclaration établit un lien direct entre l'embarcation et son utilisateur du moment, pour le sauvetage comme pour le contrôle.

Les papiers du bateau

Les bateaux de location font l'objet d'une vérification spéciale annuelle, sous la responsabilité du propriétaire. Une copie du dernier rapport est annexée au contrat de location et embarquée à bord des bateaux habitables. Vous pouvez consulter le registre des vérifications avant d'embarquer (art. 240-3.01).

L'affichage obligatoire

Les locaux du loueur affichent, de façon visible et lisible, un schéma des conditions locales : balisage de la plage, chenal, zones interdites et vitesse autorisée. Pour les bateaux soumis à permis et pour tous les VNM, l'affichage porte aussi la mention « permis bateau obligatoire » en français et dans au moins deux autres langues (art. 240-3.02). S'il manque, demandez-le : c'est la carte la plus utile pour vos 300 premiers mètres.

L'armement à vérifier

À moins de 2 milles d'un abri, le matériel basique (art. 240-2.03) comprend notamment :

  • un EIF d'au moins 50 par personne, et de niveau 100 pour les enfants de 30 kg au plus ;
  • une lampe étanche (6 heures), un extincteur, une écope ou une pompe si le bateau n'est pas auto-videur ;
  • un dispositif de remorquage et une ligne de mouillage adaptée ;
  • les heures et coefficients de marée (non exigés en Méditerranée).

Les bateaux de location à moteur de plus de 4,5 kW et les voiliers de plus de 250 kg qui naviguent au-delà de 2 milles embarquent en plus un positionnement électronique, une VHF et un document de consignes pour l'assèchement, la lutte contre l'incendie et l'abandon (art. 240-3.03).

Votre propre check-list

Le texte ne fixe pas le déroulé de la prise en main. Faites la vôtre :

  • où est le coupe-circuit, et où est son double ?
  • quel chenal pour sortir et rentrer, et quelle zone autorise le contrat ?
  • combien de carburant, et quelle règle pour le plein ?
  • comment fonctionne la VHF, et quel est le numéro de la base ?
  • où sont les gilets, le mouillage et l'extincteur ?

CONSEIL — photographiez le bateau Coque, hélice, dégâts existants : photographiez tout avant de partir, heure visible. Cela règle la plupart des litiges de caution (L2.2).

Practice questions

5 questions

recall · core

Qui renseigne et signe en premier la déclaration de l'annexe 240-A.6 ? (a) Le locataire (b) La capitainerie (c) Le loueur (d) L'assureur

recall · core

Qu'a ajouté l'arrêté du 21 mai 2026 à la déclaration ? (a) Des dates de validité et une annexe conducteur supplémentaire (b) Un certificat médical (c) Un journal de carburant (d) Un reçu de caution

recall · core

Dans combien de langues, en plus du français, la mention « permis bateau obligatoire » doit-elle être affichée ? (a) Au moins une (b) Au moins quatre (c) Au moins deux (d) Aucune

recall · core

Quel niveau d'EIF un enfant de 30 kg ou moins doit-il avoir ? (a) 275 (b) 100 (c) 150 (d) 50

scenario · core

En milieu d'après-midi, la locataire d'un bateau de 150 CV veut confier la barre à son frère, titulaire d'un permis belge, qui ne figure pas sur la déclaration. Où est le problème ? (a) Les permis belges ne sont pas reconnus (b) Aucun : son permis est valable (c) Il n'est pas déclaré comme conducteur supplémentaire (d) Seul le skipper du loueur peut prendre la barre

Contenu d'étude indépendant. xplor n'est affilié ni à l'administration maritime française (DGAMPA), ni à l'ENSM, ni à aucune préfecture maritime ; xplor n'est pas un bateau-école ni un centre de formation agréé et ne délivre aucun titre, permis, certificat ou visa. Ce guide ne remplace ni le briefing du loueur, ni le plan de balisage local, ni la formation au permis côtier, que seul un bateau-école agréé peut dispenser. Contenu rédigé par IA, en attente de relecture par un expert.